Juvénal Munubo Mubi

Député National élu de Walikale, RDCongo

Exploitations minières

exploitation

Après la suspension de l’exploitation minière en 2011à la suite de la publication de la loi américaine Dodd Frank (Finacial reform Act) et malgré l’adoption du certificat de la Conférence Internationale de la Région des Grands-lacs (CIRGL) en mars 2012, les minerais de Walikale étaient toujours considérés comme étant des minerais de sang. Cette situation avait crée un véritable statu quo qui a pénalisé tant de gens. Néanmoins il y a quelques semaines, 7 sites miniers de Walikale ont été déclarés libres de conflits et 5 points de vente de minerais ont été identifiés localement.

Ainsi, l’on note toujours

  • - la militarisation de certains sites miniers (Omate, Munjuli, etc) riches en cassitérite, coltan et or ;
  • le non déploiement de la Police des mines (POLIMINES) ;
  • le non achèvement de la construction des centres de négoce ;
  • la non résolution des tensions à Bisié entre la Société MPC ALPHAMIN et les creuseurs artisanaux regroupés en coopératives minières. Il faut que le Protocole d’accord entre MPC ALPHAMIN, les Coopératives minières et la Communauté de Walikale soit finalement signé et précise les contributions de la Société MPC ALPHAMIN et des Coopératives au développement local. Je pense qu’il faut résoudre ce problème par le dialogue et non la contrainte. Je pense qu’il ne faut pas chasser les creuseurs artisanaux de Bisié (estimés à 12 milles personnes).
  • la non réhabilitation des axes routiers. Par exemple axe Walikale-Goma.

Exploitation forestière

La forêt de Walikale quoique vaste, riche et largement inexploitée, ne profite pas à la population locale. Il existe des réserves communautaires pour la protection des espèces animales notamment les gorilles de plaines mais des cahiers de charge sensés donner un impact en faveur des populations riveraines (construction des écoles, centres de santé, aménagement des sources d’eaux, etc) ne sont pas bien exécutés. C’est pourquoi, la cohabitation entre la population locale -qui vit depuis l’époque traditionnelle de la chasse-et ces réserves est souvent marquée par l’incompréhension mutuelle, source des conflits.

Enclavement du territoire de Walikale :
  • Impraticabilité des routes de desserte agricole (axe Goma-Walikale et axe Bukavu-Walikale). Le moyen de transport souvent emprunté est l’avion qui atterrit sur l’axe routier Walikale-Kisangani (un tenant –lieu d’aéroport avec tous les risques !). Beaucoup de localités pourtant peuplés sont non atteignables par routes ( Misau, Ntoto, Malembe,etc) ;
  • Une bonne partie du territoire reste non couvert par le réseau de communication par téléphone cellulaire ;
  • -Il n’existe aucune station de télévision.

Sous développement

  • Ecoles primaires et secondaires et Instituts supérieurs mal construits et en état de délabrement très avancé (quand il pleut ou quand il fait chaud, les cours s’arrêtent !),
  • Absence des centres de santé et hôpitaux dans certains groupements (vous pouvez parcourir 60 km à pied sans rencontrer un centre de santé ! par exemple entre Buhimba et Ntoto) ;
  • Aucune micro-centrale hydroélectrique malgré l’impressionnant potentiel énergétique (une hydrographie importante) ;
  • exploitation des enfants dans les mines ;
  • enrôlements des enfants dans les forces et groupes armés ;
  • absence des ateliers d’apprentissage professionnel pour l’encadrement des jeunes ;