Juvénal Munubo Mubi

Député National élu de Walikale, RDCongo

Processus électoral

constitution

Le projet de révision de la Constitution notamment des dispositions intangibles (art. 220 et 197, alinéa 2) semble être mis en veilleuse après les manifestations de janvier 2015 à Kinshasa, Goma, Bukavu et ailleurs en RDC contre le glissement du deuxième et dernier mandat du Président Kabila mais il faut demeurer vigilant. Le cas burkinabè et les déclarations des partenaires extérieurs (USA, France, ONU, etc) ont surement porté des fruits ;

Le Calendrier électoral publié bien que global, n’est pas réaliste compte tenu du temps qui reste (respecter l’échéance de 2016 s’agissant de l’élection présidentielle) et des moyens (plus de 1 milliard de dollars à mobiliser). Une consultation entre la CENI et la classe politique congolaise en vue d’ajuster ou recadrer le Calendrier électoral s’avère urgente et indispensable (sélectionner les élections dont la non organisation dans les délais constitutionnels comporte des risques de conduire à l’instabilité ; postposer les élections locales après 2016).

Décentralisation

Nous savons tous que la RDC est vaste (2.345. 000 km2). D’où, sa gestion doit être décentralisée puisque Kinshasa ne peut pas tout voir et tout faire. Cependant, s’agissant du lancement effectif des nouvelles provinces, l’on doit tenir compte de certains préalables et paramètres notamment les conditions de viabilité (les infrastructures et les cadres bien formés) et les tensions communautaires qu’il faut résoudre (ex. cas du Katanga). Il ne faut pas donner l’impression que c’est une réforme précipitée et imposée. Il faut un budget-programme pour appuyer le démarrage de nouvelles provinces. Pour la mise en œuvre de la décentralisation en RDC, je recommande prudence et progressivité.

misere